DPE 2026 : pourquoi votre logement chauffé à l'électricité pourrait changer de classe ?

DPE 2026 : pourquoi votre logement chauffé à l'électricité pourrait changer de classe ?

DPE 2026 : pourquoi votre logement chauffé à l'électricité pourrait changer de classe ?

Le coefficient qui fait bouger les étiquettes

Derrière chaque étiquette DPE ce fameux classement de A à G se cache un calcul. Et dans ce calcul, un chiffre compte beaucoup pour les logements chauffés à l'électricité : le coefficient d'énergie primaire (CEP). Il sert à convertir l'énergie que vous consommez réellement (et que vous payez) en « énergie primaire », c'est-à-dire l'énergie totale mobilisée pour produire et acheminer cette électricité jusqu'à votre prise.
Ce coefficient a une longue histoire. Fixé à 2,58 depuis les années 1970, il est passé à 2,3 lors de la réforme du DPE de 2021, puis à 1,9 au 1er janvier 2026. Et selon les informations relayées, le gouvernement envisage désormais de l'abaisser encore, à 1,7, dans le cadre de son plan d'électrification des usages présenté fin avril.

Concrètement : plus ce coefficient baisse, plus les logements électriques sont avantagés dans le calcul. Sans que rien ne change chez vous.


« Sans aucun travaux » : la bonne nouvelle (et le piège) 

C'est là que ça devient intéressant pour vous, particulier... 

Un logement chauffé à l'électricité aujourd'hui classé F ou G pourrait remonter d'une classe et sortir du statut de passoire énergétique, simplement parce que la règle de calcul a changé. Sans isolation supplémentaire, sans toucher aux fenêtres ni au chauffage.

Les chiffres avancés donnent le vertige. Selon le gouvernement, le passage à 1,9 au 1er janvier 2026 aurait déjà permis à environ 800 000 logements de quitter les classes F et G. Et un coefficient abaissé à 1,7 pourrait, d'après les premières estimations, « repêcher » près de 400 000 logements supplémentaires.

Pour un propriétaire bailleur, l'enjeu est direct : un logement qui cesse d'être une passoire sur le papier peut échapper aux interdictions progressives de location (le G est interdit depuis 2025, le F le sera en 2028) et retrouver la possibilité d'augmenter le loyer, aujourd'hui gelé pour les passoires énergétiques.

Le revers de la médaille, que pointent honnêtement les journalistes spécialisés : à force de déplacer les curseurs (juillet 2021, novembre 2021, juillet 2024, janvier 2026… et bientôt une nouvelle retouche ?), le DPE risque de perdre en lisibilité. Quand un logement sort du rouge sans le moindre chantier, difficile d'expliquer au grand public que l'étiquette reste un indicateur fiable.


Ce que ça veut dire, très concrètement, pour vous
 

Que vous soyez vendeur, acheteur ou bailleur dans nos départements : Indre-et-Loire, Sarthe, Maine-et-Loire, Loir-et-Cher,  voici les bons réflexes :

- Vous vendez un bien chauffé à l'électricité ? Un DPE réalisé avec la méthode à jour peut afficher un meilleur classement que celui d'il y a deux ans, à logement identique. Cela peut changer l'attractivité de votre annonce et le prix. Si votre DPE date un peu, il peut être pertinent d'en refaire un.

- Vous êtes propriétaire bailleur d'un logement classé E, F ou G ? Avant d'engager des travaux dans l'urgence pour éviter une interdiction de location, faites le point. Un nouveau DPE tenant compte du coefficient actuel pourrait suffire à vous repositionner. C'est exactement le genre de calcul que nous faisons avec vous.

- Vous achetez ? Méfiez-vous de l'effet d'optique. Une étiquette qui s'améliore « par décret » ne veut pas dire que le logement consomme moins ni qu'il est plus confortable en hiver. Le DPE reste un point de départ : nos diagnostiqueurs prennent le temps de vous expliquer ce que recouvre vraiment le classement, au-delà de la lettre.


Un point d'attention : la confiance dans le DPE

Cette succession de réformes nourrit un débat de fond dans la profession : les premières Assises du diagnostic immobilier, tenues le 21 mai 2026, ont rappelé combien le métier cherche à se structurer et à restaurer la confiance autour du DPE. C'est une bonne nouvelle pour vous : la filière prend le sujet de la fiabilité au sérieux.

Chez Diag&Pro, nous l'avons toujours pris au sérieux ! Un DPE n'est pas une formalité expédiée : c'est un document opposable juridiquement, qui engage notre responsabilité et la vôtre. Nous le réalisons avec la méthode en vigueur, en vous expliquant les résultats et leurs limites.



Vos questions sur le DPE 2026


De combien le coefficient de l'électricité a-t-il baissé au 1er janvier 2026 ?
Il est passé de 2,3 à 1,9, par l'arrêté du 13 août 2025 publié au Journal officiel du 26 août 2025, en alignement sur la valeur européenne.

Mon logement peut-il être déclassé à cause de la réforme ?
Non. Le changement de coefficient ne peut qu'améliorer ou maintenir une étiquette : aucun logement ne verra sa note baisser.

Quels logements sont concernés ?
Principalement les logements chauffés à l'électricité (chauffage et/ou eau chaude sanitaire). Les logements au gaz, au fioul ou au bois ne sont quasiment pas affectés.

Mon DPE actuel est-il encore valable ?
Oui. Un DPE réalisé après le 1er juillet 2021 reste valable dix ans et n'a pas à être refait.


Sources : 
https://infodiag.fr  
https://www.quotidiag.fr 


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